La classification climatique de Köppen (1884, révisée en 1936 par Köppen-Geiger) est le système le plus utilisé pour catégoriser les climats de la Terre. Elle utilise les valeurs moyennes mensuelles de température et de précipitation pour diviser la planète en cinq groupes principaux : A (tropical), B (aride), C (tempéré chaud), D (continental froid) et E (polaire), chacun subdivisé selon le régime de pluies (f=pas de saison sèche, s=été sec, w=hiver sec) et la température estivale.
L'Espagne présente une diversité climatique remarquable dans le système de Köppen : Csa (méditerranéen à été chaud) domine l'intérieur et l'est péninsulaire ; Csb (méditerranéen à été tempéré) apparaît en Galice et sur la corniche cantabrique ; BSk (semi-aride froid) couvre le sud-est (Almería, Murcie) et des zones de la vallée de l'Èbre ; Cfb (océanique) caractérise l'Espagne atlantique ; et Dfc (continental froid) se trouve dans les hauts Pyrénées. Les Canaries ajoutent des sous-types subtropicaux et désertiques.
La classification de Köppen reste largement utilisée dans les études de changement climatique pour suivre le déplacement des zones climatiques : des modèles récents montrent que les climats arides (type B) s'étendent en Méditerranée, tandis que les climats polaires (type E) reculent aux hautes latitudes. C'est un outil fondamental en agriculture, écologie, architecture bioclimatique et aménagement du territoire.