L'évapotranspiration (ET) combine deux processus : l'évaporation directe de l'eau depuis les surfaces humides (sol, masses d'eau, végétation mouillée) et la transpiration des plantes, qui libèrent de la vapeur d'eau par les stomates de leurs feuilles durant la photosynthèse. Ensemble, ces processus constituent la principale voie de retour de l'eau de la surface terrestre vers l'atmosphère dans le cycle de l'eau.
On distingue deux concepts : l'ET potentielle (ETP), quantité maximale d'eau qui s'évapotranspirerait si la disponibilité en eau était illimitée, et l'ET réelle (ETR), limitée par l'humidité effectivement disponible dans le sol. L'ETP dépend du rayonnement solaire, de la température, de l'humidité de l'air, de la vitesse du vent et du type de végétation. Elle se calcule avec des formules comme Penman-Monteith (standard FAO) ou Thornthwaite.
En Espagne, l'ET est un paramètre fondamental pour la gestion des ressources hydriques et l'agriculture. Dans la vallée du Guadalquivir, l'ETP peut dépasser 1 400 mm annuels, alors que les précipitations atteignent à peine 500-600 mm, expliquant le besoin d'irrigation. Les modèles météorologiques incluent l'ET comme variable clé pour prévoir l'humidité du sol, le risque de sécheresse et la disponibilité en eau pour les cultures.